THEATRE : Toréer, pour un torero, c'est une activité presque ordinaire. C'est son métier. C'est même son art, corrigeront certains amateurs. Certes, mais quand il n'y a pas d'arènes ou que l'on a du mal à les localiser, toréer devient compliqué. Et pointer à l'ANPE n'arrange pas la situation ! Alors le torero bulgare rêve, trace des plans sur la comète, se perd en conjectures, flanqué d'un complice alcoolique et surtout tueur d'abattoir, au chômage depuis peu. En attendant de repérer où se trouvent les arènes, nos compères devisent, tapant le bout de gras avec un marin, harponneur de son métier. Ses arènes à lui, c'est l'océan, rêve à voix haute le torero soudain admiratif, et la baleine est son taureau...
Ce texte va se jouer cette saison dans une mise en scène d'Antoine Bourseiller.