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LIVRE > TAUROMACHIE > GÉNÉRALITÉS

CORRIDAS, De sang et d'or

Prix : 19.90 €

LIVRE

par :
DE TILLY MARINE
Editeur : Le Rocher

Année de parution : 2008



Comme l?art, la passion, le désir, la corrida se nourrit de férocité, de dévoration. Sanguinaire pour les uns, sublime pour les autres, elle n?a jamais cessé de fasciner les écrivains, les peintres, les musiciens, les artistes en général. Ébloui ou éc?uré, personne n?est jamais sorti indemne d?une arène. Imaginez-vous, ou souvenez-vous : six taureaux, trois matadores, quatre picadores, douze banderilleros, vingt mille spectateurs, le silence, l?orgueil, l?honneur, la peur, et le c?ur qui se soulève, se révolte ou s?enflamme à chaque seconde?

La corrida est un choc pour les sens ; deux heures et demie de fièvre où chaque protagoniste provoque l?autre à en devenir fou, à en mourir ; un crime passionnel en direct et en public qu?il s?agit moins de comprendre que de ressentir. Loin des traités philosophiques et autres réflexions théoriques sur l?éthique de la tauromachie, ce livre raconte une histoire d?amour, une histoire de rêve entre un pays et son symbole, entre un homme et cet animal sacro-saint né pour le combat. A travers un geste fatal, une anecdote insolite, un souvenir brûlant, le portrait d?une légende, l?on découvrira dans ces pages le visage vivant de ce spectacle héroïque. De la corrida des bouchers Sévillans à celles des poètes, de la plaza de Torros de Madrid aux arène de Mexico, des lignes d?Hemingway aux partitions de Bizet, de Manolete le mystique au prodige Julian Lopez Escobar El Juli, ce livre est un voyage au c?ur du mythe arrogant et sensuel de «l?aficion», où «l?art de tuer» se fait art de vivre.

Pays : France
Livret : "Je suis de ceux auxquels la poésie de la corrida va droit au coeur, de ceux dont la vie a été dévorée par l'afición. Assurément, je plaide "coupable". Mais finalement, coupable de quoi ? D'aimer les taureaux, au-dessus de mes moyens, et d'apprécier d'avoir devant moi des hommes qui ont "le courage d'avoir peur" ? Il est difficile de rationaliser une passion. Ce qui est pour moi un art majeur, la mise en scène de la vie et de la mort, n'est et ne reste pour d'autres qu'un acte inutile et barbare. C'est une question de goût, de sensibilité, mais sûrement pas d'éthique ou de morale. Par la beauté qu'elle impose, par sa singularité dangereuse, l'orgie de sons et de couleurs qui s'en dégage, par l'arrogance de ses toreros, par la droiture, la dureté de sa grammaire, par sa sensualité prodigieuse, sa puissance émotionnelle, enfin par la profondeur de son symbole, la corrida représente une véritable exception culturelle..."
Commentaire : Marine de Tilly a 27 ans. Critique littéraire au Figaro, puis au Point et à Transfuge, elle a vécu plusieurs années à Madrid où elle a fait des études d'histoire. Corridas est son premier ouvrage.



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