NOUVELLES :
Plume trempée dans les eaux tumultueuses du Rhône et le sang de blessures invisibles, l?écriture est ciselée, éclatante, cruelle ou intime.
Cordes tendues et vibrantes, dix nouvelles brossent une galerie de portraits, miroirs de petites vies solitaires, luisantes ou brisées, noires ou colorées. Ils sont Mateo, Elena, Pedrito, Gaia ou la Gitana Negra, dieux ou mendiants, toros ou toreros, tout ou rien de cela ! Ils donnent la vie, la prennent, se la jouent, la perdent, avec tendresse, violence, insouciance et gravité.
Entre fiction et réalité, entre fantastique et hyper-réalisme, les images s?imposent, fortes, cinglantes, et déroulent une autre marche du temps qui vous entraîne dans un ailleurs pourtant si proche. On est aspiré dans un vertige qui vous déconnecte du présent pour pénétrer dans un univers lucide, désespérément sensible, dans un monde poétique aux odeurs de terre mouillée où les hommes sont en quête de leur humanité et d?universalité. Là où rêvent les taureaux.
Langue : français
Pays : FRANCE - ARLES
Livret : ?? Ses mains pétrissaient le sable, et le sang, et ses larmes, malaxaient l'horreur et la colère dans le creuset de sa douleur. La terre s?ébranlait, entrouvrait ses entrailles fécondes ; ses doigts fiévreux modelaient les frontals larges, façonnaient des cornes de respect, sculptaient les muscles puissants, enfantaient par ses paumes des centaines de taureaux d'argile qui se déversaient sans fin dans l'arène ??
Commentaire : « Catherine Le Guellaut donne de la courbe à son style, trouve le ressenti du temple et du duende et du toucher, torée les mots comme peu savent le faire sans effet superfétatoires, donne aux mots qui portent son toreo à elle au final un mouvement de texte assimilable au rythme de la muleta, à celui du capote... Une belle tauromachie de phrases. » - Pierre-Albert Blain, Planète Corrida, août 2006 -
Collection : FILIGRANAS